À Kalamu, chaque pluie devient synonyme d’inondations dramatiques. Depuis la nuit du 24 mai, une nouvelle fois, les habitants des environs de la maison communale se retrouvent submergés, « flottant sous les eaux » à cause des fortes précipitations. Ce cycle infernal se répète inlassablement, exposant la population à un risque accru et révélant une défaillance profonde dans la gestion urbaine et environnementale de la commune.
Cette commune de Kinshasa, traversée par la rivière Kalamu, est régulièrement victime des débordements de cette dernière lors de chaque épisode pluvieux. Malheureusement, ce phénomène n’est pas nouveau : à chaque pluie, les quartiers proches des cours d’eau connaissent les mêmes inondations, les mêmes dégâts, et les mêmes souffrances pour les habitants.
Les fortes pluies, presque systématiquement lourdes, qui se déversent sur la capitale et saturent les capacités de drainage.
Le débordement régulier de la rivière Kalamu, qui ne peut contenir le volume d’eau lors des averses intenses.
Une urbanisation anarchique et non contrôlée, avec des constructions qui empiètent sur les zones inondables, réduisant les espaces naturels d’absorption de l’eau.
L’encombrement et le blocage des canaux de drainage par des déchets solides, un problème récurrent qui freine le bon écoulement des eaux pluviales.
Des infrastructures de drainage défaillantes ou inexistantes, qui n’ont jamais été adaptées ni entretenues pour faire face aux défis climatiques actuels.
Chaque fois que le ciel se couvre à Kalamu, c’est une nouvelle alerte. Les inondations paralysent la vie locale, endommagent les habitations, et exposent les populations à des risques sanitaires importants. Malgré les appels répétés des habitants et des experts, aucune réponse durable ne semble émerger.
Les autorités sont plus que jamais appelées à prendre des mesures efficaces et pérennes : assainissement rigoureux, planification urbaine respectueuse des zones à risque, construction et entretien des infrastructures de drainage, et surtout, une sensibilisation massive des populations à la gestion des déchets.
Sans une mobilisation forte et concertée, Kalamu continuera de souffrir, à chaque pluie, du même cauchemar d’inondations qui semble malheureusement devenu une fatalité.
Colette ZAÏNA




