Au fil des jours, la détresse s’intensifie dans le quartier Kingabwa, où l’avenue Kulumba, autrefois voie essentielle menant à l’ISAM et au CIAT Waya Waya, est désormais synonyme de calvaire quotidien. À chaque pluie torrentielle, cette route se transforme en bourbier pestilentiel, rendant tout déplacement périlleux, voire impossible.
La population, déjà éprouvée par une conjoncture socio-économique difficile, subit de plein fouet les effets combinés de l’impraticabilité de cette voie et de l’indifférence manifeste des autorités locales. Le coût du transport a grimpé en flèche, réduisant l’accès à l’école, aux soins de santé, ou encore aux marchés. À cela s’ajoute un cocktail d’insalubrité : les eaux de pluie charrient déchets et excréments, dégageant des odeurs nauséabondes et augmentant les risques de maladies hydriques.
Les répercussions de cette situation pourraient être dramatiques : pénurie alimentaire dans les ménages, propagation de pathologies d’origine hydrique, marginalisation accrue des populations vulnérables.
« Puissent les habitants ne pas s’en fatiguer mais prendre courage pour redynamiser la vie et prévenir d’autres éventualités », implore un riverain, visiblement à bout de souffle.
Face à cette urgence humanitaire, les appels à l’intervention du gouvernement provincial de Kinshasa se multiplient. Les citoyens exigent des actions concrètes : la réhabilitation des routes, la régulation des constructions anarchiques, et l’assainissement de l’environnement immédiat.
Les concepteurs du projet Kinshasa Ezobonga sont également interpellés : il est temps de joindre les actes à la parole et de venir au secours de Kingabwa, en situation critique et ignorée.
Paterne MBOYO




