Un simple panneau, posé en bordure de l’avenue Kambambare, fait sensation. Noir sur blanc, il annonce la réhabilitation de 3,2 kilomètres de route… pour une durée de 24 mois. Deux longues années pour un tronçon qui se parcourt en moins de cinq minutes à vitesse normale.
Dans une ville où les nids-de-poule remplacent la signalisation, où la moindre pluie transforme les routes en pièges, comment justifier un tel délai ? Pour les habitants, ce panneau ne fait pas l’annonce de travaux, mais celle d’un échec patent.
« Deux ans pour trois kilomètres ? Même les tortues iraient plus vite ! » s’amuse un internaute. Et ce n’est pas qu’une boutade.
Le projet, confié à SAFRIMEX SARL-U, sous la supervision du Bureau Central de Coordination (BCECO), est financé par le Trésor public. Pourtant, aucune explication publique ne justifie un calendrier aussi long pour un chantier si court.
Ce retard manifeste symbolise un manque criant de rigueur, de planification et de volonté politique. Dans une ville étranglée par la lenteur des services publics, cette situation attise le sentiment que rien ne bouge.
Alors que le gouverneur Daniel Bumba fait déjà face à de nombreuses critiques sur sa gestion, cette situation est perçue comme une provocation supplémentaire. Il ne s’agit pas simplement de bitume, mais d’une preuve quotidienne que l’État se dérobe à ses responsabilités fondamentales.
Deo NZUNGU




