Depuis plus d’une semaine, les abonnés du réseau Vodacom RDC font face à une détérioration inquiétante de la qualité de leur connexion Internet. Une situation chaotique qui alimente une vague d’indignation sur les réseaux sociaux, où des milliers d’internautes dénoncent ce qu’ils qualifient de « mépris manifeste » à l’égard des consommateurs.

Jour et nuit, le même scénario : lenteur extrême, déconnexions intempestives, impossibilité d’accéder aux services les plus élémentaires comme la messagerie ou la navigation. Pour bon nombre d’usagers, il s’agit ni plus ni moins d’une forme d’escroquerie, étant donné que les forfaits Internet sont activés et souvent à des tarifs élevés sans aucune contrepartie en matière de qualité de service.

« C’est inadmissible de payer 10 000 francs pour une connexion qui ne fonctionne pas. Vodacom doit nous respecter », s’insurge un utilisateur sur X (anciennement Twitter), dont le message a été partagé des centaines de fois.

Kinshasa, Lubumbashi, Goma, Kisangani… La panne ne connaît pas de frontière. Même dans les quartiers traditionnellement bien desservis, les performances du réseau se sont effondrées. Les appels vidéo sont devenus inopérants, les téléchargements interminables, et la simple consultation de pages web relève parfois de l’exploit.

À ce tableau déjà sombre s’ajoute l’absence de communication officielle de la part de Vodacom. Aucun communiqué n’a été publié sur les plateformes officielles de l’opérateur pour expliquer la situation ou annoncer une éventuelle résolution. Ce silence radio accentue la colère des usagers, qui dénoncent une gestion opaque de la crise.

Des appels à des remboursements massifs se multiplient, tandis que certains groupes d’activistes numériques commencent à évoquer l’organisation d’actions collectives pour faire pression sur l’entreprise. Pour eux, le droit à une connexion stable et fonctionnelle est désormais un impératif dans un monde de plus en plus numérique.

Ce n’est pas la première fois que Vodacom RDC est confronté à des accusations similaires. À plusieurs reprises dans le passé, des coupures prolongées et des baisses de qualité de service avaient été signalées, sans que des mesures correctives durables ne soient observées. Aujourd’hui, l’exaspération atteint un niveau critique, et bon nombre d’abonnés menacent de migrer vers d’autres opérateurs.

Dans un contexte où le numérique constitue un levier de développement économique et d’inclusion sociale, les opérateurs de télécommunication ont une responsabilité capitale. L’heure est grave pour Vodacom : une réaction prompte, assortie d’explications claires et de solutions concrètes, s’impose pour contenir une crise de confiance qui risque d’éroder davantage son image déjà fragilisée.

Paterne MBOYO

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