Une situation préoccupante sévit actuellement sur l’avenue Itaga, notamment dans son tronçon situé entre Mushi et le camp Lufungula. Jadis artère de passage stratégique, cette voie est aujourd’hui méconnaissable, transformée en un véritable dépotoir à ciel ouvert.
La scène est désolante : amas d’immondices, eaux stagnantes, excréments humains en pleine voie, et même des habitants qui y improvisent des douches en plein air. L’avenue Itaga, totalement envahie par l’insalubrité, est désormais impraticable pour les véhicules, paralysant toute activité socio-économique dans le secteur.
Outre les nuisances olfactives et les risques sanitaires évidents, les habitants redoutent une résurgence de maladies hydriques, notamment le choléra, du fait du contact permanent avec ces déchets. Cette dégradation avancée traduit un manque criant d’assainissement et de suivi par les services compétents.
Face à ce tableau sombre, la population locale, visiblement abandonnée à son triste sort, lance un cri de détresse aux autorités urbaines et communales. Elle appelle à une intervention urgente pour restaurer la salubrité publique et permettre le rétablissement des conditions de vie décentes.
« Nous vivons dans des conditions indignes. L’État ne peut pas rester silencieux pendant que ses citoyens vivent au milieu des ordures », déplore un habitant du quartier, interrogé sur place.
Cette situation, symptomatique d’un dysfonctionnement structurel en matière de gestion urbaine, exige une réponse rapide, structurée et durable.
Colette ZAÏNA




